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AfterShot Pro, le Lightroom de Corel
'On Air' le 10 Jan 2012 à 12:01:59| 357751 lectures



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Alors que Bibble vient de sortir une toute nouvelle mise à jour 5.2.3 de son puissant logiciel de traitement photo, on apprend que Corel sort à son tour son propre produit : AfterShot Pro. La ressemblance entre les deux n'est pas fortuite


Il faut souligner que la société BIBBLE a été récemment racheté par COREL. Dans la corbeille de la jeune mariée, COREL s'est vu offrir les potentialités de BIBBLE PRO qui ont donné naissance à leur dernier rejeton : "AfterShot Pro".

Un petit air de famille

Dès son lancement, on se retrouve sur une fenêtre standard, assez proche des autres logiciels de traitement photo : fond gris foncé, et un découpage fonctionnel classique avec la gestion des catalogues et des périphériques à gauche, l'affichage visuel au centre, et les paramétrages à droite. On apprend vite que tout cela est modifiable à loisir à partir du menu VIEW ou des icones situés en haut à droite de la fenêtre. Pour des raisons de confort, j'ai basculé en mode plein écran (icone en haut à droite). Comme je le disais précédemment, on n'est pas très dépaysé par l'interface. Les utilisateurs de Lightroom ou Bibble y retrouveront leur marque rapidement. Pas d'inquiétude.



J'insère une carte "compact flash" dans mon lecteur. Petite différence avec LR : la détection n'est pas automatisée. Je vais donc indiquer le répertoire à importer. je vous avoue avoir pas mal galéré à ce stade car deux menus semblent répondre à ce besoin. A plusieurs reprises, je me suis planté. Bref, j'arrive enfin à indiquer le dossier d'import en choisissant "Téléchargement...". La manipulation d'import qui impose la sélection de trois répertoires est à mon sens fastidieuse, voire même dangereuse.
Durant l'importation, tout se fait en aveugle. La copie des 1018 images JPEG et RAW de ma carte ainsi que la génération des aperçus se font en simultanée (Les process de mon dualcore sont exploités à fond !). Pour éviter cet occultisme, il faut penser à activer le catalogue et entrer dans le bon dossier pour voir les photos apparaitre au fur et à mesure.



L'affichage du catalogue est très rapide. La structure ressemble encore une fois à celle de LR : en clair, je retrouve une arborescence en sous-dossiers par catalogue puis gestion de date : classement par année puis un dossier par jour.
Seul hic : le sélection d'une année ne vous affiche... rien ! Il faut donc ouvrir chaque dossier "journalier" pour parcourir ses images. Etrange.

Le catalogue met aussi en évidence la distinction entre JPEG et RAW d'une même image. La notion de Pile est présente mais désactivée par défaut. Il faut penser à passer par le menu Edition>Empliement... Malgré çà, je n'ai pas réussi à provoquer automatiquement l'affichage par pile, ce qui est assez problématique lorsqu'on shoote comme moi en RAW+JPEG. J'ai du zapper un truc. Mais quoi ?

Traitons ensemble !


La rapidit√© de l'affichage reste l'un des premiers points forts de CAS. L'accentuation (nettet√©) appliqu√©e √† l'image par d√©faut sur l'aper√ßu permet de faciliter le travail et reste un √©l√©ment de valorisation (Lightroom est plus neutre √† ce sujet). Je commence par jouer avec les "Pr√©selections", des r√©glages pr√©d√©finis inclus (Noir & Blanc, s√©pia, etc...). C'est rapide, efficace. Apr√®s avoir jou√©, je r√©-initialise mes param√®tres et l√†, zut ! Mon image effectue une rotation de -90¬į. Visiblement, il a oubli√© la rotation automatique incluse dans l'EXIF.


Bon revenons au principal. Trois modes d'affichage : catalogue, image + catalogue, image seule. Sur la droite, on retrouve en tête l'histogramme, puis s'en suivent les différents paramètres de correction classés par section.

Le rendu des couleurs par défaut des fichiers RAW est très correct. J'ai particulièrement apprécié l'outil de netteté, pas aussi paramétrable que celui de LR, mais d'une redoutable d'efficacité. De même pour l'atténuation du bruit. On peut par ailleurs utiliser en complément Noise Ninja en version Standard ou la version PRO, via une licence payante.

La modification chromatique, que ce soit par teinte ou par correction de couleur, n'est pas facile √† ma√ģtriser. Je ne suis pas arriv√© √† retrouver mes marques et obtenir les variations que j'ai l'habitude d'obtenir dans mes clich√©s. Un manque de pratique probablement. De m√™me que l'usage de l'outil courbe que j'ai trouv√© beaucoup moins ais√© qu'√† l'accoutum√©.L'usage de la r√©cup√©ration des zones claires ou sombres et bien pr√©sent, permettant ainsi d'exploiter au maximum les possibilit√©s des fichiers RAW.

J'ai retrouv√© une fonction puissante que j'appr√©ciais dans BIBBLE : Perfectly Clear¬ģ. Il permet d'obtenir automatiquement un r√©glage optimal de sa photo. Un savant dosage entre contraste, exposition et balance de blanc qui donne des r√©sultats probants.

L'activation du module de correction optique m'a laissé sur ma faim. Difficile de pouvoir affirmer s'il est efficace ou pas. Je n'ai pas eu la possibilité de le tester sur des photos nécessitant de grandes corrections (DXO reste un must en ce domaine). Sachez toutefois que le 85mm/1.4 EX DG HSM de SIGMA n'est - par exemple - pas reconnu. J'avoue ma déception alors que les imperfections sont plus évidentes sur de telles optiques que sur un 35mm/f1.4 NIKON ou encore un 50mm/f1.4 NIKON qui restent des optiques d'exception.



Via les calques de nettoyage/clonage, on peut également effectuer quelques retouches comme la duplication de zone (correction de taches ou poussières par exemple) ou appliquer des réglages à des zones spécifiques de l'image.



Les fonctions d'application de réglages et de comparaison de version sont également présentes afin de faciliter le travail du photographe lors de son traitement. L'usage de la loupe ronde rappelle celle d'Aperture. Moi j'aime bien, même si cela fait parfois un peu gadget :)

Le classement des images se fait par marqueurs, étoiles, couleurs. Un attirail finalement assez classique. De même que l'ajout de mots-clés et la consultation et édition des EXIF.



Chacune des modifications est sauvegardée dans un fichier xmp, préservant ainsi le fichier d'origine et évitant l'encombrement des disques durs. Il faut ensuite passer par l'outil d'exportation (SORTIE) pour obtenir le résultat de l'image au format de son choix (JPEG, TIFF,...)


Pour conclure


Après une matinée d'utilisation, les résultats obtenus restent corrects. Pour 89 E (contre 300 E pour LR), cela permet à de nombreux amateurs, confirmés ou pas, de pouvoir éditer ses propres images RAW avec beaucoup d'efficacité. Pour un professionnel, la gestion du flux reste trop complexe et pas assez performante. Le catalogage probablement est l'un de ses points faibles.
Quoiqu'il en soit, pour une premi√®re mouture, le niveau est tr√®s prometteur. Il profite bien s√Ľr de l'expertise engag√©e par ses pr√©d√©cesseurs comme LR ou encore Aperture, et r√©cup√®re au passage les fonctionnalit√©s √©prouv√©es de son grand fr√®re BIBBLE.

Alors si vous souhaitez vous équiper d'un outil de traitement photos à moindre frais, alors Corel AfterShot Pro est fait pour vous. Foncez.

Produit COREL AFTERSHOT




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Vos commentaires :

Importation

Le 11/03/2012, 22:40 par Gu√©na√ęl
Bonjour Dominik, Je ne comprends pas trop pourquoi, vous avez gal√©r√© pour l'importation de vos images, dans la mesure ou ASP (AfterShot Pro) n'importe jamais les photos. C'est vous qui devez manuellement importer ou copier le contenu de votre carte-m√©moire sur le contenant de votre choix, en fait √† un endroit o√Ļ vous serez retrouver vos images, dans une biblioth√®que par exemple. Personnellement j'utilise l'explorateur de Windows qui lui va d√©tecter ma carte-m√©moire, et me proposer la copie vers un disque dur USB d√©di√© sp√©cifiquement au stockage de mes images. Ce qui me permet ensuite de les voir sur n'importe quel PC. Je peux aussi commencer le travail sur une s√©rie d'image sur mon PC fixe, et continue sur mon PC portable, les deux machines √©tant √©quip√©es d'ASP, c'est tr√®s pratique. Ce que je fais aussi souvent, je me sers ma carte-m√©moire comme d'un disque dur amovible, passant d'un PC √† l'autre. Traiter ses photos directement depuis la carte avec ASP, ne pose aucun probl√®me. J'envoye m√™me en file de sortie mes photos trait√©es vers la carte-m√©moire. Il faut seulement se souvenir de ne pas formater, sinon √©videmment vous perdez tout. N√©anmoins, dans ASP, vous avez la possibilit√© de copier ou importer, si vous pr√©f√©rez, les RAW's que m√™me vous aurez pu selectionner avant. Inutile d'encombrer son disque dur avec des photos compl√®tement rat√©es. Mais par d√©faut, il n'y a pas de file de copie, il faut la cr√©er dans les files de sortie. C'est ce que j'ai fait. Je me suis m√™me attribuer un raccoursi clavier. C'est tr√®s pratique. Je selectionne, je tape mon raccoursi, et c'est parti. Maintenant je pense que tester ASP en une matin√©e, c'est un peu court. La correction d'optique est tr√®s efficace, je l'utilise pour corriger des images faites avec mon Sigma 10-20 mm. Malheureusement il y a trop peu d'optiques reconnues. C'est un cas de mon Pentax 17-50 f/2.8. Ce qui est tr√®s interessant avec ASP, c'est la collection de plugin, qui sont d'une facilit√© d'installation d√©concertante. Un plugin √† intaller, c'est une minute (et encore avec une vieille b√©cane) et deux clics. Je me souviens avoir installer Mogrifi dans LR, √ßa √©tait une autre sin√©cure, j'ai failli balancer le PC par la fen√™tre. Pour peu que vous soyez caler en informatique, vous pouvez developper des plugins, il suffit de demander le SDK √† Corel. C'est le cas de Sean Puckett qui est aussi photographe, et a produit Nostalgia (anciennement sous Bibble: Andrea), qui est un simulateur de film argentique, que vraiment j'adore. Tout mes N&B sont fait avec. Autre point tr√®s int√©ressant le tra√ßage de calque avec des courbes de b√©zier, tr√®s utile, cette fonction n'est pas pr√©sente, √† ma connaissance, dans LR. Vos conclusions sont assez justes, en dehors du fait que pour une utilisation professionnelle, ce n'est pas la gestion de flux qui poserait probl√®me, avec un peu d'entrainement, √ßa fonctionne tr√®s; mais plut√īt le cataloguage qui a √©t√© simplifi√©.

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